Ville et politique publique

Responsables : Fabrice Colomb, François Sarfati

Émilie Balteau, Rolande Beurthey,Grégory Cohen, Fabrice Colomb, Hanane Idiha, Olivier Mandon, Joanna Quiros, François Sarfati, Estelle Vallier, Abdeslam Youbi.

Les chercheur.e.s de cet axe étudient mes politiques publiques et les politiques sociales mettant en avant le territoire (ville, quartier, cité, urbain-périurbain), les populations qu’elles ciblent (jeunes, familles, personnes âgées, etc.) et différents groupes (organismes de formation, tissu associatif local, etc.) Ces politiques ont connu d’importantes mutations, aussi bien en lien avec la compétitivité internationale et l’intégration européenne qu’avec les changements de modes de vie et de la famille. Analysées à partir de différentes approches, elles donnent lieu à des interprétations et prospectives diverses.

Au-delà des constats utiles à poser, nos travaux interrogent les modes de gestion renouvelés de l’action publique ainsi que les lieux d’élaboration des pratiques inédites de gestion du social en cherchant à comprendre les processus à l’œuvre autour d’une une double logique : la logique économique et logique de citoyenneté.

L’étude de ces politiques publiques révèle des difficultés pour faire du territoire le cadre de nouvelles formes d’intervention sociale. La première difficulté vient du fait que l’État central définit des principes, des objectifs, des normes et des barèmes mais que c’est au niveau local que doivent s’inventer les contenus concrets de l’action. Une autre difficulté tient au fait de la multiplicité des territoires qui se chevauchent (qu’il s’agisse des politiques d’insertion, de formation ou de logement). Les différents acteurs et institutions ont chacun leur référence spatiale ou territoriale et ne s’en affranchissent pas dans une action qui ne parvient pas à être commune.

 

Les chercheur.e.s du CPN travaillent plus spécifiquement sur :

  • La démocratie participative : est-elle un instrument d’émancipation des habitants dans le cadre des projets de rénovation urbaine ? De quelle manière les citoyens participent-ils aux décisions politiques et dans quelle mesure cela permet-il de limiter la domination du central sur le local ?
  • La parole des habitants : de quelle manière le processus de participation des citoyens ouvre des possibilités de réflexivité sur l’habitat, l’habiter et le rapport au territoire ? En quoi le regard des habitants sur leur propre situation entre-t-il en confrontation avec les conceptions administratives et politiques des politiques de la ville ?